QUE NOTRE FRANCE EST BELLE
ABBAYE DE SENANQUE

Près de Gordes, enserrée dans le creux d'un vallon où coule la Sénancole, elle est l'un des plus purs témoins de l'architecture cistercienne primitive. Elle fait partie avec l'abbaye de Silvacane et l'abbaye du Thoronet, des "trois soeurs provençales" témoignant du rayonnement de l’ordre cistercien en Provence. Fondée en 1148 à l'initiative d'Alphant, évêque de Cavaillon par des moines venant de Mazan dans l'Ardèche, dans cette vallée appartenant aux seigneurs de Gordes, Guiran de Simiane, qui la donne à Pierre le premier abbé. Sénanque prospère rapidement, le monastère installe des "granges", exploitations qui sont mises en valeur par les frères convers. Mais accumulant des richesses peu compatibles avec les voeux de pauvreté, c'est la décadence au XIVème siècle. En 1544, au cours des guerres de religion, il est incendié. En 1791, il est vendu à un acquéreur qui le préserve. Rachetée en 1857 par l'abbé de Lérins, l'abbaye retrouve sa vocation d'origine et des moines s'y installent, en 1903, ils sont chassés, ce n'est qu'en 1926 que la vie reprend. En 1969, les cinq moines qui restent ne peuvent subvenir aux frais d'entretien, un accord de mécénat industriel est alors négocié pour trente ans avec la société Berliet qui recherche un site où établir un centre culturel. Elle s'engage à préserver l'aspect cultuel du site, à restaurer et à entretenir les bâtiments. Aujourd'hui prieuré de l'abbaye de Lérins, occupé par une communauté de moines cisterciens, se visite en partie et les offices y sont célébrés.

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