Ville de l'Hérault chargée d'histoire, au charme de son dédale de ruelles, bordées d’habitations et d’édifices bâtis en pierre noire volcanique du mont Saint Loup. Une des plus anciennes de France, ses monuments demeurent des hauts lieux de mémoire et les témoins d’un héritage historique. Ancienne cité grecque, elle présente également les restes des périodes moyenâgeuses et Renaissance. Il y a 2600 ans, des Phocéens, arrivent sur ces rivages, ils baptisent ce qui n’est qu’un cap rocheux "Agathé Tyché", la "Bonne Fortune". Depuis lors, Agde n’a cessé de vivre par et pour la mer, de l’Antiquité jusqu’au XVIIIème siècle, elle est un des ports de commerce les plus importants de la Méditerranée. Ils introduisent la vigne et la fabrication de l’huile d’olive et ils exportent céréales, laine et surtout le sel, ils taillent des meules en basalte qui font leur fortune. Le comptoir grec résiste à l’invasion romaine mais pas aux Wisigoths. Le Moyen-Age est marqué par des invasions successives avec pillages et destructions, les Sarrasins, les Vikings, les Trencavel, la croisade des Albigeois et l’annexion par les rois de France. En 1562, pendant les guerres de religion, Agde est occupée par les protestants, avant que l’édit d'Amboise ne rende la ville aux catholiques l’année suivante. En 1629, Richelieu en visite décide de construire un grand port maritime, à la mort du cardinal et à cause de l'envasement, le projet est abandonné au profit de Sète. En 1632, Louis XIII ordonne la destruction des fortifications, seule la citadelle haute est rasée. A partir du XIXème siècle, la ville tourne son regard vers la terre, la viticulture et le commerce du vin deviennent l’activité principale.





























