Cité bimillénaire à l'histoire liée à celle de la "Garonne" qui a permis le développement du commerce en dépit de ses nombreuses crues. Aujourd'hui protégée par des digues, elle s'est largement étendue dans la vallée. Au IXème siècle, après trois invasions de Vikings, la ville se replie sur elle-même et se fortifie autour de la cathédrale Saint-Étienne, non terminée, elle est démolie en 1836. Autour de ce noyau, s'est développée la cité médiévale, organisée à partir de la rue des Cornières (dont il reste une partie). Elle comptait un grand nombre d'édifices religieux comme l'actuelle cathédrale Saint Caprais. Exploitant les rivalités féodales entre Plantagenêt et comtes de Toulouse puis entre rois d'Angleterre et Capétiens, les habitants échappent à la tutelle de leurs seigneurs. Dès le XIIème siècle, la cité jouit d'une certaine autonomie, elle s'agrandit au cours du Moyen Âge et ne souffre pas trop de la guerre de cent ans. Mais aux XIV et XVème siècles, il y a la peste noire, aggravée par de nombreuses crues de la Garonne. Au cours des guerres de religion, Agen, catholique est à plusieurs reprises occupée et pillée par les protestants. Malgré la paix revenue, l'agriculture, activité dont la ville est dépendante, n'amène le retour à la prospérité qu'au XVIIIème siècle. Elle sort de ses remparts et devient une ville manufacturière spécialisée dans la toile à voile, les draps, les cordes et les tissus divers, la révolution et les débuts de l'ère moderne vont porter de rudes coups à ces activités. Le XIXème siècle est celui des grandes réalisations, comme le pont-canal achevé en 1843. Aujourd'hui, le nom d'Agen est associé au pruneau dont la zone de production est située en Lot-et-Garonne.
























