:
Village de caractère de la vallée de la Dordogne en Corrèze, aux ruelles pittoresques et maisons anciennes coiffées de lauze. Aux XVIIIème et XIXème siècles, un grand port de commerce d'où partent les gabares chargées de richesses vers la région bordelaise (essentiellement piquets de vignes en châtaignier et douves de chêne destinées à la tonnellerie). L'activité périclite à la fin du XIXème à la suite des épidémies de phylloxéra et de la ligne de chemin de fer inaugurée en 1904 entre Tulle et Argentat (en activité jusqu'en 1970). Il en reste les quais maçonnés, pavés de galets bordés d'anciennes maisons typiques de pêcheurs rénovées avec balcons pour faire sécher les filets. L'exploitation du charbon depuis 1827 atteint son apogée au début du XXème avant de fermer dans les années 1930. Dès le Xème, le bourg est connu comme prieuré, dépendant d'un seigneur religieux, le prieur de Carennac et d'un seigneur laïc, le vicomte de Turenne. Les Turenne concédent dès 1263, un marché important le jour de la Saint-André, elle passe pour être la foire la plus ancienne du Bas-Limousin. Place importante du protestantisme au XVIème, après les guerres de religion vers le milieu du XVIIème, au moment de la contre-réforme, trois couvents sont construits pour affirmer le pouvoir du catholicisme, des Récollets, des Clarisses et des Ursulines. Après cette période agitée, Argentat connait deux siècles de prospérité, les bourgeois s’enrichissent et dotent leurs maisons de tours et poivrières.















