Cité médiévale des Alpes Maritimes, successivement fief des Templiers puis des Chevaliers de Malte, village fortifié de maisons-remparts. Tout au long des ruelles pavées et fleuries, passages couverts, calades et escaliers, se succèdent croix de Malte, pierres gravées et mosaïques de galets. Depuis sa renaissance au XVème siècle, Biot a su préserver son charme ainsi que son architecture des villages perchés de Provence. Au centre du premier castrum, la place des Arcades, siège des Templiers au XIIIème siècle, bordée de deux galeries à arcades. Tout à coté, se trouve l'église Sainte Marie Madeleine du XVème siècle, en remplacement de l'ancienne détruite en 1367. Biot est ravagé par la guerre, les pillards et la peste noire, en 1387, abandonné il devient un repaire de brigand. La paix revenue, le roi René y établit en 1470, une cinquantaine de familles de la vallée d'Oneille en Italie. Le bourg est reconstruit, il s’y développe une activité de poterie qui en fait sa richesse pendant des siècles. En 1707, occupé, pillé et détruit par les troupes austro-sardes et en 1746, lors de la guerre de succession d'Autriche, occupé par les troupes austro-piémontaises, ses habitants se réfugient à Antibes. En 1898, le coeur du village connaît un événement tragique, lors d'un repas de communion, deux bâtisses s’écroulent et vingt-trois personnes périssent. L’emplacement de la tragédie, resté vide est nommé "place de la Catastrophe". "Ville et Métiers d'Art" qui doit sa renommée internationale à la tradition du verre soufflé et à la fabrication de monumentales jarres en argile.



























































