"Ville d'Art et d'Histoire" des Hautes Alpes lovée dans son écrin de hautes montagnes, protégée par plusieurs forts militaires rénovés. La "Ville haute" est la plus élevée de France avec 1326 m. d'altitude, encore entourée de ses fortifications édifiées par Vauban. En 1343, les habitants signent une charte avec Humbert II, leur garantissant des libertés et des privilèges qui durent jusqu'à la révolution, en 1349, Humbert II cède son territoire au roi de France. Au carrefour de cinq vallées alpines, Briançon devient ville fortifiée dès le XIVème siècle. La présence des papes en Avignon permet l'essor du commerce, ses foires revêtent un caractère international. Aux XVème et XVIème siècles, l'activité est ralentie par les guerres d'Italie et de religion, lors de cette dernière, la cité repousse Lesdiguières en 1580, mais se rend en août 1590, après l'assassinat de son capitaine. En décembre 1624, un incendie détruit les 4/5 de la ville, en janvier 1692, les maisons tout juste relevées sont à nouveau réduites en cendres. En raison de sa situation proche de la frontière avec la Savoie, elle devient ville militaire. En 1689-1690, sous Louis XIV, une nouvelle enceinte est construite. Durant l'été 1692, le duc Victor-Amédée II de Savoie dirige une campagne en Dauphiné, après avoir pillé Embrun et les environs, il ne s'attaque pas à Briançon. La même année, Vauban rédige un projet d'améliorations des fortifications, en 1700, en tournée sur la frontière des Alpes pour perfectionner les systèmes défensifs, il propose la construction de la ceinture de forts. En 1713, le traité d'Utrecht établit la frontière au Montgenèvre, devenue ville frontière, le marquis d'Asfeld construit la ceinture de forts de 1721 à 1734. Joyau inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2008 comme "Réseau des sites majeurs de Vauban".























































