Petit village au coeur du Luberon, créé au XVIIème siècle, situé au pied de sa falaise dans la vallée agricole, connu pour ses fromages de chèvre et surtout pour les restes de son fort médiéval. Le territoire est pour l’essentiel, constitué d’une véritable forteresse naturelle sur un éperon, détaché du plateau des Claparèdes. Au XIIIème siècle, "castrum de Biolis", il appartient aux Pontevès. Le lieu est fortifié et habité, il contrôle un des passages importants du Luberon vers le littoral méditerranéen. Devenue une véritable citadelle avec le château et ses remparts qui protégent le village "primitif", la cité a longtemps résisté aux assauts mais c'est un autre ennemi qui en aura raison, la grande peste de 1348, la population est décimée. Au XVème siècle, les Vaudois puis les Piémontais sont appelés par les seigneurs locaux pour repeupler et exploiter la région. Pour ces raisons, leur foi est tolérée, ce qui fait de Buoux et d'autres villages du Luberon une zone de refuge, toutefois avec l'édit de Mérindol en 1540, François Ier ordonne leur persécution. La forteresse devient un lieu de résistance pour les Vaudois jusqu'en 1578 où les catholiques s'en emparent par trahison, son démantèlement est ordonné en 1660 par Louis XIV, les ruines servent ensuite de carrière. Trois enceintes défensives demeurent avec les remparts, une église romane, des habitats rupestres, des maisons enfouies, des silos taillés dans le rocher, des citernes, un donjon, le lieu est ouvert au public toute l’année. Autre lieu historique le "château de l'environnement" ex château de Buoux du XVème au XVIIIème, propriété du PNR de Luberon, modifié par tous les propriétaires successifs et inachevé à la révolution.


















































