Petit village du Gers qui a conservé son aspect de bourg médiéval dont le nom signifie littéralement "nouveau château fort sur un site barbare". Au fil des "pousterles" (ruelles médiévales en pente) et des "embans" (passages couverts qui servaient à accueillir les artisans), se découvrent les vestiges de l’époque médiévale et ses maisons à pan de bois. Au XIIème siècle, Bernard Ier, comte d’Astarac et Guillaume Arnaud Desbarrats, coseigneurs du lieu, choisissent ce site stratégique sur une colline pour édifier un château neuf. Autour, se développe peu à peu le bourg, lui-même enserré dans une enceinte fortifiée, percée de trois portes. Il subsiste aujourd’hui la tour de gué partie intégrante du château, devenue le clocher de l’église Sainte Quitterie bâtie à partir de 1865 au sommet sur les ruines de la forteresse en remplacement de l'église Saint-Nicolas sur la place d'Uzès, devenue trop petite. A proximité, la chapelle de Notre Dame de Pitié du XIIème siècle. De là partent les ruelles pittoresques formant des gradins vers la vallée de l'Arratz. Petit à petit, les seigneurs abandonnent leur emprise féodale, le château s'écroule, il n'est plus en 1850 qu'un amas informe, reste la tour carrée de 22 m. de haut qui doit sa survie à sa reconversion en clocher.

























