Village médiéval de la Drôme, dominé par un donjon, haut de 33 mètres, en bel état qui faisait partie du château dont il ne reste que des vestiges, construit de 1136 à 1157 par les seigneurs Dodon de Chamaret. Par la suite, Amalric de Chamaret, de la branche cadette, fait ériger son propre donjon que l'on appelle aujourd'hui le Pigeonnier. De la plate forme, un panorama circulaire exceptionnel se développe. Le village s'étend vers le nord, au pied de l'ensemble castral, possédé conjointement par la puissante mais divisée famille des Chamaret. En 1254, la construction d'un second logis intervient à la suite du partage des biens entre les descendants de Dodon et d'Amalric, le site est divisé en deux ensembles rivaux. En 1270, les Adhémar de Grignan et l'évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux se partagent la suzerainté de la seigneurie. Au XVème siècle, l'évêque est évincé. Au XVIème siècle, les Adhémar, seuls seigneurs jusqu'à la révolution, démantèlent les fortifications et n'habitent plus le château, une partie des murs s'écroule et la chapelle, menaçant ruine est démantelée, le séisme de 1772 ébranle encore l'édifice. Les années 1890 marquent "l'âge d'or" de Chamaret, choisi pour accueillir la station P.L.M., en même temps, il bénéficie du généreux leg de l'un de ses habitants, Xavier Sylvestre. Fin août, se déroule la "fête des haricots", en souvenir de la première récolte faite en 1792 sur les terres seigneuriales, distribuée entre tous les paysans.





























