Sur le mythique plateau de Gergovie, au coeur de l’Auvergne, le "Musée Archéologique de la Bataille" replonge dans l’affrontement qui oppose en 52 avant J.C. Vercingétorix à Jules César. Situé à 750 m d’altitude et difficile d'accès, il a été choisi comme place forte naturelle par les Arvernes, peuple gaulois. Gergovie, bataille majeure de la guerre des Gaules qui voit la victoire de Vercingétorix, après une lourde défaite à Avaricum (Bourges). Poursuivie par les romains, l'armée gauloise parvient à trouver de nouveaux renforts et se réfugie sur le plateau fortifié. César avec six légions, établit un grand camp et l'assiége. Plusieurs dizaines de milliers de Gaulois sont installés en dehors des remparts sur les terrasses et les hauteurs des versants, César le note dans l’ouvrage qui relate ces évènements, "qu’occupant tous les sommets, ils offraient un spectacle terrifiant". Une nuit des légionnaires sortent du grand camp et s’emparent de la colline de La Roche Blanche où ils établissent le "petit camp", les deux sont reliés par un fossé. Les Gaulois voient dans ces travaux le début de l’attaque, ils se portent en masse dans ce secteur, laissant vide leur campement. César comprend vite le parti qu’il peut tirer de cette situation et par une série de feintes, exécutées de manière à conforter les Gaulois dans l’idée d’une attaque par l’Ouest, lance l’assaut de l’autre côté de l’oppidum sur le flanc Est. Mais les troupes gauloises, d’abord surprises, se ressaisissent et avec l'aide des cavaliers Eduens abandonnant César, repoussent les romains jusque dans la plaine. Pour César le coup est rude, il se replie vers le Nord. En 1865, suite à la visite en 1862 de Napoléon III, Merdoche (le nom du lieu) prend officiellement le nom de Gergovie.















