"Petite cité de caractère" du Puy de Dôme, fort villageois bâti dans la plaine fertile céréalière, repérable de loin par la présence imposante d'un donjon cylindrique de 24 m. de hauteur du XIVème siècle. Le nom "La Sauvetat" est apparu dans les textes à la fin du XIIème, il fait référence à la création de lieux d’asile à fonction protectrice, un phénomène majeur de l’histoire médiévale. Cette "sauveté", s'est faite dans le cadre de la mise en valeur de la cuvette marécageuse de la Narse, à proximité de la grande route nord-sud. Son essor est conforté par l'arrivée des moines soldats, Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem qui installent une commanderie fin du XIIIème. Celle-ci organise la défense du site en y bâtissant cet ensemble architectural en quadrilatère autour de la tour carrée, d'une chapelle et d'une basse-cour, complété par l'imposant donjon et deux lignes de remparts, vraisemblablement édifiés à l'époque de la guerre de cent ans. A l'intérieur, l'essentiel des bâtiments est constitué de loges servant de refuges. Pendant les guerres de religion, le bourg joue son rôle de protection, la paix revenue, il perd son rôle de défense et l'évolution du matériel militaire provoque la désaffection de ces fortifications. Au fil du temps, il serait tombé en désuétude sans la vocation viticole du village, les loges ayant été reconverties en caves. Jusqu'à la révolution, La Sauvetat reste un centre agricole riche sous l'administration des Hospitaliers, leurs biens deviennent propriétés communales en 1795. Depuis 1985, l'association "Les amis de la commanderie" oeuvre à la réhabilitation du site.

























