QUE NOTRE FRANCE EST BELLE
MARSANNE

Village de la Drôme provençale étalé au pied de ses collines comme un vaste éventail, il se découvre de loin par trois tours alignées verticalement, chacune se dresse comme une sentinelle. Possession des comtes de Valentinois au Moyen-Âge, il était perché sur la crête d’une colline, serré autour de son château et cerné de murailles. En partant du bas, Marsanne remonte dans le temps, la partie la plus récente date du XIXème siècle et comprend la mairie, la fontaine à la pyramide, l'église de différents styles, suivent des maisons de notables et le château de Montluisant du XVIIème. En montant la rue du comte de Poitiers, la première des "sentinelles" apparait, le beffroi avec sa cloche et son horloge, au dessus de la porte du Lachard, tour de guet située dans les remparts. De là, on pénètre dans le quartier médiéval aux ruelles pavées de galets, restauré depuis les années 1960 par de nouveaux habitants après son abandon progressif au début du siècle dernier. En suivant, la deuxième "sentinelle" est atteinte, l’église Saint Félix du XIIème avec sa haute tour en pierre blanche, aujourd'hui vide. Plus haut, la dernière "sentinelle" se dévoile, le donjon usé et noirci par les siècles sur une crête, seul vestige de l'ancien château. De ce donjon, le village a coulé au fil des siècles en s’évasant dans la plaine. En 1589, plus de mille hommes de troupe, cinq cents chevaliers et trois pièces d'artillerie du parti protestant commandé par le duc de Lesdiguières mettent le siège devant Marsanne pendant onze mois sans succès.

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