Capitale de la Côte d'Azur, lovée au fond de la baie des Anges sur le bord de la Méditerranée. Cinquième ville de France dont le développement a été très rapide, dû au tourisme. Ville frontière qui a souvent changé de souveraineté, le premier site se situe sur la colline du Château. Au XIIIème siècle s'étend la ville basse, actuel Vieux-Nice. Au XIVème siècle, Nice est intégrée à la Provence, en paix jusqu’à la guerre civile (1382-1388) pour l'héritage de la reine Jeanne. Les Duras l’emportent mais ne peuvent secourir les Niçois qui se placent sous la protection de la Savoie, la dédition est signée le 28 septembre 1388, désormais Nice et la partie de la Provence située à l’est du Var passent à la Savoie, alliée de Charles Quint contre les Français durant les guerres d’Italie. En 1538, le "congrès de Nice" réunit Charles Quint, François Ier et le Pape Paul III, il aboutit à une trêve de dix ans mais en 1543, Turcs et Français font le siège de Nice en vain. Pour renforcer sa défense, les ducs élèvent une citadelle sur la totalité de la colline. Au XVIIème siècle, la vieille ville prend peu à peu son aspect actuel avec la prédominance de style baroque. Louis XIV s’empare du comté à deux reprises, en 1691-1696 et en 1705-1713 avec le traité d'Utrecht, entretemps, il a fait raser la citadelle. En 1748, le roi Charles-Emmanuel III décide la création du port au pied de l’ancienne citadelle. A la révolution, Nice est rattachée à la France et devient la préfecture des Alpes Maritimes, en 1814, le traité de Paris rend le comté à la Savoie. En avril 1860, 6810 des 7912 électeurs se prononcent pour le rattachement à la France, elle redevient préfecture des Alpes Maritimes. En 1864, l’arrivée du chemin de fer accélère son essor, de 23 000 habitants en 1815, de 50 000 en 1861 puis 140 000 en 1911. Les séjours des têtes couronnées, en particulier de la reine Victoria, donnent à la ville un prestige international.





















































