Bourg montagnard à cheval sur la Vésubie, aux maisons alpines à greniers-loggias en hauteur et granges traditionnelles, en partie détruit par un éboulement le 24 novembre 1926, causant la mort de 19 villageois, il est toujours habité. Ce qui amène la construction sur la rive droite, aidée par de nombreux dons provenant de toute la France, d’un nouveau village à partir de 1932 avec église, mairie, école auxquelles se sont ajoutés un collège, un hôpital... "Rochabelliera" est cité au XIIème siècle (rocher aux abeilles), communauté dépendant directement des comtes de Provence par privilèges confirmés en 1382. Le 28 septembre 1388, Nice fait sa dédition et Roquebillière suit. Au cours des siècles, le village connaît plusieurs désastres, tremblements de terre, glissements de terrain, crues de la Vésubie qui emportent une partie des maisons, toujours reconstruit sur le même lieu, sauf en 1926. Il devient chef-lieu de canton durant la période révolutionnaire lorsque la France s'empare du comté de Nice et devient définitivement français en 1860. En 1846, une passerelle est lancée sur la rivière, assurant un passage entre les deux rives. Depuis, le tablier en bois a été remplacé par un tablier en fer emporté en 2020, reconstruit en 2021, il relie toujours le vieux village à l’ancienne église Saint-Michel du Gast. Dans un cadre tranquille, au milieu des châtaigniers se trouve Berthemont les Bains, ville d'eau depuis l'époque romaine, à la mode au milieu du XIXème siècle, soigne rhumatisme et maladies respiratoires. Le site aurait accueilli une impératrice romaine au IIIème siècle, Cornelia Salonina, épouse de l'empereur Gallien.
























