Station-village au coeur de la Vallée du Haut-Giffre en Haute Savoie. Pendant tout le Moyen Âge, son histoire est marquée par des heurts avec les monastères voisins, les montagnards admettent mal la tutelle matérielle et spirituelle dont les religieux sont investis. En 1438, un jugement du duc Amédée VIII met fin à une longue controverse en reconnaissant aux habitants la propriété de plusieurs massifs montagneux, cette victoire est commémorée par la plantation d'un arbre sur la place, le "Gros Tilleul", emblème de la cité. Au XVème siècle, lors de la prise par les Bernois, ils incendient le bourg, le château de Montanier, édifié au XIIIème siècle et l’église Notre-Dame de l’Assomption, elle est reconstruite, pas le château, ses ruines sont intégrées au jardin botanique alpin "La Jaÿsinia". La cité vit au XVIIIème siècle son apogée, en 1750, les habitants du bourg parviennent, en se cotisant, à racheter le fief au marquis de Samoëns. Leurs fameuses "Sept Montagnes" leur sont acquises, elles permettent un regain d'activité agropastorale. Samoëns connaît aujourd'hui une activité économique principalement tournée vers le tourisme, grâce à sa station de sports d'hiver. Le début du XXème siècle est dominé par la figure de Marie-Louise Jaÿ, enfant du pays émigrée à Paris, elle fonde La Samaritaine. Devenue millionnaire, elle décide en 1904 de doter sa commune natale d'un outil pour son développement touristique, le jardin botanique Alpin voit le jour, il prend place sur les escarpements rocheux dominant le vieux village.





















