QUE NOTRE FRANCE EST BELLE
SEILLANS

Village provençal typique du Var, constitué au cours des siècles autour d'un site rocheux. "Un des plus beaux villages de France" constitué de hautes maisons échelonnées en gradins, mélangeant harmonieusement les couleurs ocres dans un labyrinthe de ruelles pavées en galets. Il détient un patrimoine historique très riche dont le donjon à tour carrée du XIème siècle; le château du XIIème, agrandi et reconstruit jusqu’au XVIIIème siècle pour prendre la forme actuelle; l'église Saint Léger érigée au XIème siècle et rebâtie en 1477; des vestiges de remparts avec notament la porte Sarrasine, bâtie au XIIème siècle, clôturant la première enceinte; la chapelle Notre Dame de l'Ormeau du XIIème siècle, ancienne église paroissiale Sainte Marie;.... De nombreux artistes séduits par la campagne et les paysages ensoleillés de vignes et d'oliviers, y ont élu domicile dont Max Ernst et son épouse qui y passent les dernières années de leur vie. Au IXème siècle, fief de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, le territoire subit d’importants raids sarrasins. Seillans pour se protéger mettra en place trois enceintes au cours des siècles, autour s'est constitué le village actuel. Au XIIIème siècle, co-seigneurie des comtes de Provence et des Hospitaliers. Pendant les guerres de religion, Seillans ne prend position pour aucun des camps mais souffre du passage des differentes troupes, son château est détruit. Au XVIIème siècle, pendant la guerre de trente ans, le passage des armées est incessant, il entraine misère et disette. De 1688 à 1697, la lutte contre le duc de Savoie touche le village qui est dévasté. Au XVIIIème siècle, il connait par deux fois l'occupation Austo-sarde. Le camp militaire de Canjuers occupe la moitié de la commune, l’accès en est interdit.

Une partie des oeuvres d’Yvan Ivanov qui formaient sa propre clôture sont fixées sur le mur extérieur de l’église.
Eglise Saint Léger - A l'origine église du XIème siècle, il en reste l'abside et le cul de four, modifiée au XIIIème, XIVème et XVIème siècles, reconstruite en partie au XVème siècle. Devenue le réel centre religieux du village qu'au XVIIème siècle, partagé jusqu'en 1690 avec l'église paroissiale Sainte Marie, dans la plaine, réservée pour le peuple, alors que celle du village était pour les notables.
Maison Saint Esprit - Au dessus de la voûte, le conseil communal s'y réunissait, présidé par les seigneurs de Seillans. Le conseil municipal se réunit toujours dans cette salle.
Le château - Du XIIème siècle, agrandi, reconstruit et remanié jusqu’au XVIIIème siècle, propriété privé.
Porte Sarrasine - Rénovée - Porte de la première enceinte, bâtie au XIIème siècle. A côté de la porte, deux rochers sont visibles (les "Deux-Rocs") ils sont apparus lorsque les maisons médiévales se sont écroulées dans les années 1960.
Porte Sarrasine avant rénovation.
Fontaine d’Amont - La plus ancienne de Seillans, refaite en 1836.
Lavoir sous la fontaine d’Amont
Fontaine du Thouron - Construite en 1835 en remplacement d’une fontaine plus ancienne, restaurée de 2000 à 2004. A l'arrière, le lavoir couvert, créé en 1724, reconstruit en 1835, restauré en 2007.
Donjon à tour carrée - Edifié au XIème siècle par les laïques autoproclamés seigneurs, puis au XIIème siècle, le château, la porte Sarrazine et l'église Saint Léger. Cet ensemble forme la première enceinte.
Magnanerie de Seillans - De 1878 à 1930, date de la fermeture, ce bâtiment, sert à la sériciculture, élevage du ver à soie. Les mûriers couvrent 10 hectares et plus de mille arbres sont en production, elle emploie cent personnes. Le batiment initialement construit à partir de 1822 comme filature de cocon, a fermé en 1831, suite à la crise de l’industrie textile. Aujourd’hui, structure hôtelière et espace d’exposition.
Chapelle classique Saint Cyr - L'extérieur a été restauré.
chapelle Notre-Dame de l'Ormeau - Edifice cistercien provençal du XIIème siècle, ancienne église paroissiale Sainte Marie, réservée pour le peuple, jusqu'en 1690 où elle devient chapelle. L'église du village était réservé aux notables. Vers 1660, trop petite pour les villageois, ils adressent une pétition à l'évéché afin de pouvoir aller à l'église du village.
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