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SOISSONS

sous-préfecture de l'Aisne, située dans un méandre de la rivière éponyme. Première capitale du royaume des Francs, elle est connue pour l'épisode du "vase de Soissons", à la suite de la prise de la ville par Clovis en 486, il en fait sa capitale jusqu'en 508 comme plusieurs rois Mérovingiens à sa suite. La cité possède un patrimoine historique et architectural, illustré par des édifices comme l’abbaye Saint Jean des Vignes, la cathédrale Saint Gervais et Saint Protais et l’abbaye Saint Léger, témoins de son passé médiéval et religieux. Soissons est particulièrement touchée par les combats de la guerre 14-18, envahie dès le 2 septembre 1914 et libérée dix jours plus tard. Les allemands vont occuper la cote 312, située sur les hauteurs, leur artillerie va bombarder sans relâche la ville qui va rester au coeur des combats durant tout le conflit. En 1918, après quelques mois d'une nouvelle occupation, Soissons définitivement libérée est détruite à 80 %, les monuments religieux ont été visés comme la cathédrale dont la reconstruction sera terminée en 1937; l’abbaye Saint Jean des Vignes, dont il ne subsistent que l’élégante façade avec ses flèches de plus de 75 mètres de haut découpant l’horizon, le réfectoire des moines et le cellier; l’église Saint Waast... La ville et a été décorée de la Croix de Guerre 1914-1918.

Abbaye Saint Jean des Vignes - Fondée en 1076, par Hugues le Blanc, seigneur de la région, elle présente les vestiges les plus spectaculaires de la ville. Au XIIIème siècle, un important chantier transforme l’abbaye romane en un vaste ensemble de style gothique dont subsistent aujourd’hui le cellier, le réfectoire, le cloître et les dépendances et aussi la façade avec ses flèches de plus de 75 mètres de haut.
Le cellier, très bien restauré.
Le réfectoire des moines, magnifiquement restauré.
Vestiges du cloitre.
Marché couvert - Inauguré en 1911, il échappe miraculeusement à la première guerre mondiale.
Monument Hommage et Histoire de Soissons, on y retrouve l'épisode du "vase".
Eglise Saint Pierre au Parvis - Unique témoin d’un des plus grands monastères du nord de la France, l’abbaye Notre-Dame. Fondée au VIIème siècle, 200 religieuses bénédictines, issues de familles de haute noblesse, y vivent à l’époque carolingienne. En plein coeur de Soissons elle occupait un vaste espace, elle disparaît lors de la révolution.
Cathédrale Saint Gervais et Saint Protais - Merveille architecturale qui représente deux époques du style gothique, construite entre 1175 et 1479. En partie détruite pendant la guerre 14-18, la reconstruction se termine en 1937.
L'adoration des Bergers - Tableau de Rubens peint à Soissons en 1625, lors d'un arrêt forcé du peintre flamand dans la cité du Vase. Soigné par les religieux des Cordeliers, il les aurait remerciés avec cette toile.
L'abbaye Saint Médard - il ne subsiste que la crypte pré-romane, monument le plus ancien de Soissons, du IXème siècle. Composée d'une dizaine de chapelles desservies par un couloir central, elle abritait le tombeau de l'évèque Saint-Médard ainsi que ceux de Clotaire et Sigebert, fils et petit-fils de Clovis.
Musée d’Art et d’Histoire - Dans l’ancienne abbaye Saint Léger, fondée en 1139, elle accueille d’abord une communauté de chanoines réguliers, une brasserie à la fin du XVIIIème siècle, le petit séminaire au siècle suivant et le Musée qui s’y installe en 1933.
Monument américain de la cote 204 - Mémorial inauguré en 1933 en souvenir de l'offensive du 18 juillet 1918, lors de la seconde bataille de la Marne. Deux grandes statues symbolisant les États-Unis et la France, unis par une longue amitié.
Soissons vue de la cote 204, aujourd'hui.
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