Cité médiévale aux venelles tortueuses chargées d'histoire, autour de son église abbatiale et son clocher donjon du XIIème siècle, située au flanc d'un coteau sur la rive droite de la Dordogne, au coeur du Périgord Noir. Née autour d'une église et d'un monastère bâtis par les Augustins près de la tombe d'un ermite appelé Cyprien. Suit l’installation d’une population attirée par les riches terres alluviales. Aux XII et XIIIème siècles, le bourg s'entoure de remparts et de fossés, les maisons sont serrées autour du prieuré et de l’église où se trouve une tour carrée fortifiée. Pendant la guerre de cent ans, la cité subit des destructions dues à sa position sur la Dordogne qui sert de frontière entre l’Aquitaine et le royaume de France. Pendant les guerres de religion, en 1568, le prieuré et le château de Fages sont incendiés par les calvinistes, en 1587, les protestants du vicomte de Turenne, en route vers Sarlat, prennent la cité, le tombeau du Saint est détruit, les archives brûlées et le monastère ruiné, l’église devient une manufacture d’armes. En 1685, la paix revenue, l’église et les bâtiments conventuels sont reconstruits, la tour de guet, réunie à l’église devient le clocher. A la révolution, l'ensemble est vendu à la commune pour la somme de 8 125 francs. En 1871, la Régie française des tabacs le transforme en entrepôt après avoir abattu le cloître et fait murer les portes de communication avec l’église. En 1870-1880, pour faire face au phylloxera qui ravage les vignobles, le monde viticole se tourne vers la production de tabac.















