Bourg de montagne des Alpes Maritimes, bâti au bord de la rivière Tinée, au creux d'une vallée boisée, à 1140 mètres d'altitude, au pied de la plus haute route d'Europe, la Bonette à 2802 mètres. Sur la place principale, face à la mairie colorée, se trouve une église baroque et son clocher roman du XVème siècle. Au détour de ruelles pittoresques, les peintures en trompe l'oeil sont nombreuses comme celles de la maison Fabri ou la chapelle des pénitents blancs avec son cadran solaire. Mentionné en 1066 comme castrum "Sancti Stephani Tiniensis", comme toute la haute Tinée, il appartient du XIème au XIIIème siècles, aux Thorame-Glandèves, il se libère de leur joug en 1388 lors de la dédition à la Savoie. Avant son rattachement à la France en 1860, les habitants vivaient repliés sur eux-mêmes en raison de son accès difficile. En 1594, Lesdiguières occupe la vallée de la Tinée, le comte de Beuil, gouverneur du comté de Nice s'empare du village, le 19 juillet, il fait brûler l'église où s'étaient réfugiés les protestants. Le feu se transmet au village, seul le clocher a résisté. A partir de 1900, l'automobile et l'élargissement des routes ont permis au village de se développer. En août 1929, un incendie en détruit une grande partie, il doit sa renaissance à une souscription lancée dans toutes les communes de France par son maire Maurice Rovery. En reconnaissance, l'une des principales artères du village se nomme "rue des Communes de France". Sur son territoire, la station de ski d'Auron située à 1600 m d'altitude, créée en 1937 et de nombreux hameaux.



















































