Bourg de moyenne montagne des Alpes Maritimes, blotti dans une boucle de la rivière la Tinée, au sortir des gorges de la Mescla en schiste rouge. Ses ruelles médiévales étroites pavées de neuf, grimpent et descendent, bordées de maisons rouge sombre à la couleur de la pierre locale. La cité était sur la voie romaine qui franchissait la Tinée à cet endroit, reliant Cimiez à Embrun. Au XIVème siècle, Pierre Balb, seigneur du lieu, se révolte à plusieurs reprises contre le pouvoir des comtes de Provence, en 1376, la reine Jeanne le prive de tous ses droits pour crime de lèse-majesté. Gracié en 1382, il se rebelle à nouveau en 1388 avec l’aide des Grimaldi de Beuil quand le comté de Nice passe à la Savoie. Fidèle aux Anjou, Pierre Balb, se réfugie dans son château de Rimplas, vaincu en 1392, il est privé de ses domaines en faveur des Grimaldi. Mais St Sauveur évite la domination des barons de Beuil et devient commune libre, jusqu’en 1699. A la fin du XVIIème siècle pour la guerre de succession d’Espagne, mis à mal par par le roi de France et le duc de Savoie qui à la faveur des armes régnaient alternativement sur le comté de Nice. Saint Sauveur est à nouveau dévasté en 1744 par la guerre de succession d’Autriche qui amène dans la vallée les troupes franco-espagnoles. En 1792, la révolution annexe le comté de Nice. Entre 1814 et 1860, période Sarde suivie du rattachement à la France mais avec les deux tiers de son territoire resté sous souveraineté italienne, retrouvé en septembre 1947 avec le traité de paix de Paris.















































