
"Un des plus beaux villages de France", perché sur une butte, en Corrèze, il porte le nom d’une vicomté ayant régné sur le Limousin, le Périgord et le Quercy durant dix siècles. Turenne a gardé des traces de son histoire avec les vestiges du château dominant le village, les hôtels particuliers des XVème au XVIIème siècles ornés de tourelles ou d‘échauguettes et les maisons nobles aux toits couverts de lauzes ou d’ardoises. Jusqu’au XVIIIème siècle, la cité, véritable état dans l’état, bat sa monnaie, lève ses propres troupes et défie même le roi de France (lorsque la culture du tabac a été interdite dans le royaume, cette mesure n'est pas appliquée à la vicomté, où, au contraire, elle s'est intensifiée). Autrefois le château occupait entièrement la plate-forme au sommet de la butte. Entouré d'un mur d'enceinte crénelé, percé de meurtrières, il s'appuyait sur plusieurs tours, les deux qui subsistent témoignent de la puissance de cette redoutable forteresse, au nord, la "tour de César", au sud, la "tour du Trésor" ou Donjon. Entre les deux tours s'étendait un vaste corps de logis détruit au XVIIIème siècle, aujourd'hui remplacé par un jardin de buis, planté d'arbres. Le 8 mai 1738, Turenne est vendu à Louis XV pour rembourser les dettes de jeu du dernier des vicomtes, ainsi prit fin l'indépendance du dernier fief français. Les habitants, devenus sujets du roi de France, sont soumis à l'impôt et la forteresse est démantelée.






























